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Affichage des articles du septembre, 2015

LIKABA, un rendez-vous des cultures afro-antillaises

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Créée il y a un peu plus de deux années, LIKABA est une toute jeune association constituée en asbl en avril 2014 qui ne manque pas de dynamisme, d’idées et de créativité. Nous avons rencontré Lynsay Mabe et Mute Dunia, respectivement présidente et vice-président de l’asbl.
Pouvez vous nous présenter votre association ? Lynsay Mabe : Nous avons pensé cette association comme un carrefour, un rendez-vous des cultures africaines et antillaises. Notre équipe est actuellement constituée de personnes issues de cultures camerounaise, congolaise, sénégalaise, ivoirienne, burundaise. Ceci dit, nous sommes constamment ouverts à l’adhésion de nouveaux membres. Nous sommes descendants d’Africains nés pour la plupart en Europe et nous portons donc une double culture, la culture africaine et la culture d’ici où nous avons grandi. Et c’est cette double richesse que nous avons envie de partager, de faire connaître. LIKABA signifie le partage en langue Bassa (un peuple bantou du Cameroun).
Mute Dunia : El…

« L’histoire du syndicalisme luxembourgeois est inséparable de l’histoire de l’immigration

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Parmi les formes d’engagement, de participation politique et sociale au Luxembourg, les syndicats remplissent un rôle de premier plan. Dans son ouvrage Les frontières de la solidarité. Les syndicats et les immigrés au cœur de l’Europe (2015), Adrien Thomas, politologue, retrace le cheminement de l’intégration des travailleurs immigrés et frontaliers dans le syndicalisme luxembourgeois.
Votre ouvrage montre que l’immigration a été un véritable défi pour l’histoire du syndicalisme tout au long du XXe siècle où il a fallu composer entre le protectionnisme national et la solidarité. Quelles ont été les stratégies de syndicalisation des travailleurs étrangers mises en place par les deux principaux syndicats ? Les deux grands syndicats, l’OGB-L et le LCGB, ont été longtemps tiraillés entre protection de l’emploi national et solidarité internationale. À partir des années 1960, les syndicats ont cependant commencé à prendre conscience que les immigrés et leurs familles étaient là pour rester, …

De la solidarité à l'opposabilité

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Début septembre, la photo d’Aylan Kurdi, ce petit garçon syrien mort sur les côtes turques, a ému le monde entier. L’enfant devint l’emblème du sort que vivent des centaines de milliers d’êtres humains, des milliers de vies perdues en Méditerranée ces dernières années, et cela beaucoup plus que ne le firent ces derniers mois les images des bateaux naufragés. Ce fut un électrochoc de tristesse et de compassion. Un basculement de l’opinion publique. Nous, les Européens, ne voulions pas être responsables de la mort d’enfants.

En Allemagne, au Luxembourg, de nombreux citoyens se sont engagés pour offrir un accueil chaleureux aux réfugiés, des vêtements ou simplement du temps. La solidarité s’est organisée autour des réseaux sociaux et ne fut plus réalisée uniquement par les milieux associatifs. Même les discours politiques furent empreints de bons sentiments. Nous nous devions d’accueillir ces réfugiés qui fuyaient les persécutions. Pendant quelques jours, nous avons fébrilement ressenti …