« Dans notre cerveau, il y a l’humanité entière »
Rencontre avec l’écrivain Jean Portante, suite à la parution de son dernier roman, Architecture des temps instables, pour lequel il a reçu le prix Servais.
En filigrane de votre dernier roman, les thèmes qui sont au centre de votre écriture : la migration, les langues…
Ces thèmes là sont dans tous mes livres, ils forment l’épine dorsale de mon écriture. C’est ce que disait la baleine de mon roman Mrs Haroy ou la mémoire de la baleine. Ils se sont faufilés dans l’écriture, naturellement, parce qu’ils font partie de mon histoire. Par eux, mes livres deviennent autobiographiques. Mais, puisque je ne suis pas le seul sur terre à être né de l’immigration, à l’avoir vécue, ils désertent aussitôt l’autobiographique pour devenir universels. Chaque migrant est un être de l’entre-deux. Il n’est déjà plus ce qu’il a été sans être encore ce qu’on croit qu’il est, après plusieurs générations. C’est une baleine. Qui, elle, n’est déjà plus le mammifère terrestre qu’elle a été, mais n’en est pas pour …
En filigrane de votre dernier roman, les thèmes qui sont au centre de votre écriture : la migration, les langues…
Ces thèmes là sont dans tous mes livres, ils forment l’épine dorsale de mon écriture. C’est ce que disait la baleine de mon roman Mrs Haroy ou la mémoire de la baleine. Ils se sont faufilés dans l’écriture, naturellement, parce qu’ils font partie de mon histoire. Par eux, mes livres deviennent autobiographiques. Mais, puisque je ne suis pas le seul sur terre à être né de l’immigration, à l’avoir vécue, ils désertent aussitôt l’autobiographique pour devenir universels. Chaque migrant est un être de l’entre-deux. Il n’est déjà plus ce qu’il a été sans être encore ce qu’on croit qu’il est, après plusieurs générations. C’est une baleine. Qui, elle, n’est déjà plus le mammifère terrestre qu’elle a été, mais n’en est pas pour …