La notion de citoyenneté est antérieure à celle de nationalité
Denis Scuto, historien à l’Université de Luxembourg,
a consacré une partie de ses recherches aux questions que soulève la nationalité
et qui sont intimement liées aux pratiques, aux discours sur les migrations.
Dans l’actualité du référendum du 07 juin sur l’ouverture du droit de vote législatif
aux résidents de nationalité étrangère,il a accepté de répondre à nos questions.
La nationalité a-t-elle toujours été la condition sine qua non de la citoyenneté ? Denis Scuto : Non, la notion de citoyenneté est antérieure à celle de nationalité. Dès la Révolution française et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, la proposition de donner la citoyenneté aux non-nationaux est présente. La Constitution de l’An II ne fait pas de distinction entre étrangers et nationaux français dans la définition de la citoyenneté. Au moment de la création du Grand-Duché de Luxembourg, pour être citoyen en 1815, il ne faut pas avoir la qualité de Luxembourgeois, il faut habiter sur le territoire de 18…
La nationalité a-t-elle toujours été la condition sine qua non de la citoyenneté ? Denis Scuto : Non, la notion de citoyenneté est antérieure à celle de nationalité. Dès la Révolution française et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, la proposition de donner la citoyenneté aux non-nationaux est présente. La Constitution de l’An II ne fait pas de distinction entre étrangers et nationaux français dans la définition de la citoyenneté. Au moment de la création du Grand-Duché de Luxembourg, pour être citoyen en 1815, il ne faut pas avoir la qualité de Luxembourgeois, il faut habiter sur le territoire de 18…